Le dancehall a désormais une nouvelle étoile dans le paysage musical ivoirien ; en la personne de Queen Myriana, cette jeune artiste qui se fait de plus en plus remarquer par ses jeux scéniques fulgurants.
Originaire de Issia de par son père et de Blolequin de par sa mère, Fallet Gemima (son nom à l’état-civil) est une passionnée de la musique depuis son adolescence. Elle arrête ses études en classe de 4ème pour (selon) elle se consacrer entièrement à la musique.
« C’est en suivant les parents à l’église que j’ai commencé à chanter.
C’est au sein du groupe musical de l’église que j’ai vraiment pris conscience de ma grande passion que j’ai pour la musique » , révèle la chanteuse.


De l’église au dancehall ? De la musique chretienne à des tenues de scène sexy laissant entrevoir ses courbes et ses formes généreuses ? Oui, elle l’a fait, et se justifie :
« M’habiller sexy est mon quotidien. Je me suis toujours habillée ainsi. Mes tenues ne surprennent donc pas mes parents, mes proches. Il faut dire je partais à l’église parce que mes parents y allaient. Je suivais juste mes parents. Par la suite, j’ai fait mes propres choix : aujourd’hui, je me tourne vers le kémétisme (la religion ancestrale africaine).
Mon choix pour la dancehall s’explique par le fait que je suis une grande fan de la chanteuse Jamaïcaine Spyce. On m’identifie beaucoup à elle. » Explique Quenn Myriana à qui certains observateurs prêtent un timbre vocal bien affiné qu’elle gagnerait à mettre en avant plutôt que ses rondeurs.

« C’est un choix ! Pour l’instant, je me sens bien dans ce que je fais. J’ai un physique qui va avec le style de musique que j’ai choisi.
Il y en a qui font des chirurgies esthétiques pour avoir des formes aussi généreuses comme la mienne. Moi, Dieu m’a fait grâce en me dotant d’un beau physique. Alors, pourquoi vais-je le cacher ? »
S’interroge Queen Myriana ; Qui, au fil de sa carrière se choisira certainement un style qui lui permettra de mettre également en exergue son timbre vocal. En attendant, ses jeux scéniques continuent de faire des vagues.
Par Serge Pacôme Didi

