Je ne regrette pas d’avoir opté pour la musique »
« Papa m’a dit : » Les études d’abord … » »
Maman m’a consolée, me disant que je sortais du lot… »
Josey (ou encore Gnakrou Josey Priscille) et la musique, c’est un amour qui date de l’adolescence de la jeune femme.
Son père gendarme de profession maintenant à la retraite était très ferme en ce qui concerne les études. Malgré la grande passion de Josey pour la musique, Papa Gnakrou accordait plus d’intérêt aux études de l’aînée de ses quatre enfants.
Il voulait que sa fille ait une bonne base scolaire et universitaire. Après l’obtention de son Bac, Josey poursuit ses études supérieures à l’Ucao (Université catholique de l’Afrique de l’Ouest). Pour sa fille, M. Gnakrou opte pour le Droit quant celle-ci voulait faire la Sociologie. Josey y acquiert des notions en droits puis passe le concours de l’ENA, Cycle moyen.
» J’ai fait partie de la 49ème promotion de l’École nationale d’administration filière finance générale. J’ai suivi les cours formation pratique et théorique. J’ai vu un peu à quoi ma vie allait ressembler. Je ne me voyais pas évoluer dans ce domaine », se rappelle Josey. Qui, consciente de son potentiel artistique, opte finalement pour sa passion pour la musique au détriment de l’administration. Ce dont la chanteuse informe ses parents. Satisfaits de son bon niveau scolaire, des diplômes obtenus par leur fille et convaincus aussi de son talent, ils accordent à Josey leur bénédiction.
« Je ne regrette pas d’avoir opté pour la musique. J’aime la musique. J’ai opéré un choix de cœur.J’ai opté pour ma passion… » Déclare fièrement la chanteuse. Malgré son immense talent dont elle est consciente, josey continue d’affûter ses armes en tant que requin de studio où elle fait les chœurs ; elle est chanteuse de cabaret et de piano-bar. Elle participe également à des concours de chants panafricains notamment à l’édition 2012 du concert Castel Live opéra. Elle est classée deuxième à la finale. »Après l’annonce des résultats, j’ai pleuré dans les loges…Ma mère m’a rejointe. Elle me consolait. Maman m’a dit que dans ce genre de concours, ceux qui sont classés deuxième sortent toujours du lot. Avec le temps, j’ai compris ce que maman m’avait dit ce jour », se souvient Josey qui effectivement, est sortie du lot avec ses différentes sollicitations pour des collaborations qui font tilt avant même l’entame de sa carrière solo. « On fait rien avec ça » et surtout « Diplôme » qui l’a révélée au grand public dans toute l’Afrique francophone. A son actif aujourd’hui, plusieurs singles et trois albums; » Cocktail », » Vibration », et » Résonnance », ce dernier sorti en novembre 2025.
Plusieurs concerts dans toutes les grand salles de son pays la Côte d’Ivoire, en Afrique ainsi que dans des salles mythiques françaises telles que le Casino de Paris et le Zénith. »Je voulais être une référence musicale dans mon pays et en Afrique. Représenter mon pays la Côte d’Ivoire en dehors de ses frontières. Je pense avoir en partie atteint mon objectif. Mais je pense qu’il y a encore beaucoup à faire notamment dans le milieu anglophone », précise Josey qui piaffe déjà d’impatience de retrouver ses fans et tous les mélomanes férus de bonnes musique à ses deux concerts des 14 et 15 février prochain respectivement au Sofitel Hôtel Ivoire et à l’Esplanade du Palais de la Culture d’Abidjan.
Par Serge Pacôme Didi / Media Prime Mag

