Voilà string » Une chanson de sensibilisation à la décence vestimentaire…
Avant, c’était cinéma payant, aujourd’hui avec le port du string, c’est cinéma cadeau » .
« Miss Lolo » ; » Rouler moutou » ; pour décomplexer et valoriser la femme africaine avec ses rondeurs.
Sortie en 2004 sur son album » Golgotha 800% Zoblazo » la chanson « Voilà string » de la Légende vivante MEIWAY, au-delà de toute considération est une chanson de sensibilisation et d’invitation à la bonne décence adressée à la gent féminine sur le port du sous-vêtements appelé communément string. Qui, à une certaine période, était en vogue, très prisé par la gente féminine ; notamment au début des années 2000; des tenues qui laissaient parfois entrevoir des traces du port du string bien dessiné par l’arrière. Dévalorisant donc pour l’image de la femme.
L’artiste étant un éveilleur de consciences, le Professeur Awolewô tire la sonnette d’alarme à travers cette composition intitulée » Voilà string » un message très direct pour conscientiser, interpeller la gent féminine, et réduire voire mettre fin aux spectacles parfois scandaleux auxquels, sans le vouloir, tout le monde était contraint d’assister sur la place publique.
« Autrefois, pour voir le slip d’une fille, il fallait soulever sa robe, pour voir la culotte d’une femme il fallait d’abord retirer son ensemble maxi; Mais aujourd’hui c’est la détresse pour voir les dessous d’une femme il faut d’abord ouvrir ses parties intimes. Voilà string kodjo tiré tu n’as pas porté caleçon… » Dit en substance l’artiste, des propos tranchants et directs ; sur une musique très entraînante, MEIWAY ne porte pas de gants pour faire passer son message. Le constat fait ces derniers jours relativement à la chanson « Voilà string » est que certains mélomanes dansent,ne retiennent que le refrain sans toutefois prêter attention au message qui y est délivré.
« Avant, c’était cinéma payant, aujourd’hui c’est cinéma cadeau » . Peut-on entendre dans cette composition de Frédéric Ehui MEIWAY. Effectivement autrefois le corps de la femme n’était pas à la portée de n’importe qui. Le corps féminin était sacré. Tout s’est banalisé aujourd’hui À tel point que les nombrils, les fesses, le string, tout cela est exposé au grand air.
A une certaine époque, pour voir la femme nue, il fallait d’abord la déshabiller. Et pour y arriver, il fallait d’abord la courtiser mais aujourd’hui avec le port du string, sans efforts l’intimité de la femme est dessinée à travers les tenues qu’elles portent.
»Voilà string kodjo tirer tu n’as pas porté caleçon … » Sur un fond musical très urbain, Meiway fait un clin d’œil à la musique coupé décalé très en vogue à cette période. un fond musical emballant. Du coup certains dansent, entonnent le refrain sans vraiment percevoir le sens réel de la chanson. MEIWAY, c’est aussi des compositions visant aussi à décomplexer la gent féminine et aussi promouvoir les canons de beauté africains ; Les rondeurs de la femme africaine. » Miss Lolo », une composition qui a permis à bien des femmes ayant de fortes poitrines de s’affirmer. Des femmes qui autrefois se sentaient marginalisées et se sentant obligées de se camouflet derrière des tenues pas toujours appropriées. Des concours de beauté ont même suivi.
Sensibiliser mais aussi rendre hommage, décomplexer ces femmes ayant des rondeurs ; prototype de la femme africaine mis à mal par les nouvelles modes et conceptions esthétiques venues d’ailleurs, voilà le projet de Meiway a travers cette chanson » Rouler moutou ».
La musique peut être à la fois cérébrale et aussi corporelle ; en même temps qu’on danse, on écoute le message », » disait Chantal Taiba célèbre chanteuse ivoirienne des 80. Dansons, chantons mais Prêtons aussi attention aux messages que les artistes délivrent à travers leurs compositions.
Serge Pacome DiDi/ Media Prime Mag

