Est-ce des canaux de promotion des artistes ?
Vitale, KEROZEN, Serge Kedjevara, Mix premier, Bebi Philip, la Congolaise se prononcent !
Vitale : C’est grâce à mes buzz que je passe sur de grandes chaînes de télévision. Même celles où je payais avant d’être diffusées.
Je travaille avec ma tête. Mes buzz étaient très bien calculés. Je n’ai fait que servir aux Ivoiriens le plat qu’ils aiment ; c’est-à-dire le buzz. »
Serge Beynaud : Les clashs ont toujours existé. Et cela, dans tous les milieux.
Les buzz, pour moi, au départ, étaient à vocation purement commerciale. Malheureusement, cela a pris d’autres tournures. C’est vraiment dommage. Mettons un peu d’eau dans son vin pour l’avenir « .
KEDJEVARA : Je ne suis pas dans les buzz parce que j’appartiens un peu à l’ époque du coupé décalé du début des années 2000. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on a besoin de buzz, de clash pour avoir des vues sur YouTube, pour avoir du succès, ce qui fait que peut-être mes chansons ne décollent plus comme avant, parce que je ne suis pas prêt à adhérer à ça, c’est pas mon identité.
Bebi Philipe : »Je ne suis pas un artiste de buzz. Je fais mon buzz avec mon travail. C’est vrai que les gens aiment les « affairages » (les ragots). Moi-même j’aime m’affairer aussi. Seulement que les buzz ne vont pas avec moi.
Kerozène : Les Clashs, les buzz ne m’intéressent pas. Mes compositions, mes tenues de scène, mes prestations scéniques se chargent de faire mon buzz. Je suis un artiste chanteur -compositeur. Le coupé décalé est juste un canevas pour moi »
Mix Premier : Chacun à sa manière de gérer sa carrière ; pour certains les clashs, les buzz leur permettent de rester dans l’esprit du public. Les mélomanes ne doivent pas s’y fier car ce ne sont pas de véritables clashs. Ces artistes s’entendent, hein ! Ils s’appellent, ils se voient. A travers les clashs, chacun veut juste jauger sa cote de popularité, avoir un public derrière lui, sinon, en vérité, il n’y a rien.
La Congolaise : Les buzz, je n’aime pas trop. Parce que je ne peux accepter que n’importe qui me manque de respect sur les réseaux sociaux. Je préfère me contenter de danser dans mes vidéos pour entretenir mes followers plutôt que de me lancer dans des buzz inutiles.
Par Serge Pacôme Didi/ Média Prime Mag

